C’est la particularité espagnole que les acheteurs français découvrent le plus tard, et qui pèse le plus sur leur budget : l’impôt d’achat n’est pas national. Chaque communauté autonome fixe son taux d’ITP (Impuesto de Transmisiones Patrimoniales), et les écarts sont considérables.
La carte des taux
- Andalousie : 7 % fixe. L’une des régions les plus douces, sur une côte parmi les plus recherchées.
- Murcie : 8 % fixe.
- Communauté valencienne (Costa Blanca, Valence, Castellón) : 10 %, et 11 % sur la fraction au-delà d’un million d’euros.
- Baléares : barème progressif de 8 % à 13 % par tranches de prix.
- Canaries : 6,5 %.
- Catalogne : barème progressif à partir de 10 % (traité sur notre site Costa Brava).
- Madrid : 6 %, pour mémoire.
Ce que cela fait concrètement
Prenons un appartement à 400 000 €. En Andalousie, l’ITP s’élève à 28 000 € ; à Valence, à 40 000 € ; aux Baléares, autour de 32 000 € compte tenu des tranches. Douze mille euros d’écart entre l’Andalousie et la Costa Blanca, pour le même prix affiché. Sur les biens plus chers, la progressivité baléare ou catalane creuse encore l’écart.
Les taux réduits existent, mais rarement pour vous
Chaque région prévoit des taux minorés pour certains profils : jeunes acheteurs, familles nombreuses, résidence principale sous un certain prix, personnes handicapées. Ces réductions visent les résidents ; un acheteur français de résidence secondaire n’y accède quasiment jamais.
Le neuf suit une autre logique
Sur un bien neuf, pas d’ITP mais l’IVA nationale à 10 % (IGIC à 7 % aux Canaries), plus un droit de timbre (AJD) régional de 1,2 à 1,5 %. Le neuf revient donc un peu plus cher que l’ancien en Andalousie, et à peu près au même prix à Valence.
Les taux régionaux bougent avec les gouvernements régionaux : ceux de ce guide sont des ordres de grandeur datés, et chaque dossier reçoit son calcul au barème du jour.