Le système de santé espagnol est l’un des meilleurs d’Europe, et l’une des raisons pour lesquelles tant de Français s’y installent sereinement. Encore faut-il savoir à quel titre on y accède, car les règles diffèrent selon qu’on est de passage, retraité installé ou actif expatrié.
De passage : la CEAM
La carte européenne d’assurance maladie, gratuite et délivrée par votre caisse française, donne accès au système public espagnol pour les soins médicalement nécessaires pendant un séjour temporaire, aux mêmes conditions que les assurés espagnols. Elle ne couvre ni le rapatriement ni les soins programmés : une assurance voyage ou une extension de votre mutuelle complète utilement. Valable deux ans, elle se renouvelle en ligne en quelques minutes.
Retraité installé : le formulaire S1
Si vous transférez votre résidence en Espagne en tant que retraité du régime français, votre caisse vous délivre le formulaire S1, qui permet votre inscription au système de santé espagnol. Les soins vous sont dispensés par le système public espagnol et financés par la France. C’est le cadre le plus confortable : accès complet au public, centre de santé de quartier, spécialistes sur orientation.
Actif installé
Un salarié ou indépendant qui travaille en Espagne cotise à la sécurité sociale espagnole et y accède comme tout résident. Un résident sans activité ni pension peut, sous conditions, adhérer au système public par convention spéciale ou recourir au privé.
Le privé, complément quasi universel
Sur la côte, les cliniques et cabinets privés sont nombreux, souvent francophones ou anglophones, et les assurances privées restent nettement moins chères qu’en France. Beaucoup de résidents combinent public et privé pour l’accès rapide aux spécialistes.
La question de la santé se règle en une heure de préparation avant le départ, et se subit pendant des mois quand on l’a oubliée.