Le circuit de l’argent est la partie la moins glamour et la plus sensible de votre achat. Il n’a rien de compliqué, mais il ne tolère pas l’improvisation : un virement bloqué la veille de l’acte peut faire sauter une signature.
Le compte espagnol : ouvrez-le tôt
Aucune loi ne l’impose, mais tout le système fonctionne autour de lui. Le solde du prix se paie le plus souvent par chèque bancaire (cheque bancario) émis par une banque espagnole, ou par virement via la plateforme sécurisée du notariat ; les compagnies d’eau, d’électricité, la copropriété et l’IBI se prélèvent sur un IBAN espagnol. L’ouverture demande votre NIE, une pièce d’identité, des justificatifs de revenus et de domicile. Faites-la lors de votre premier séjour de visites : une heure de rendez-vous, et le circuit est en place.
Alimenter le compte depuis la France
Entre deux comptes en euros, les virements SEPA sont sans change et peu coûteux. Les points de vigilance sont ailleurs : les plafonds de virement de votre banque française, à faire relever à l’avance, et les contrôles internes déclenchés par des montants inhabituels. Un appel à votre conseiller trois semaines avant évite les blocages.
Les justificatifs d’origine des fonds
La réglementation anti-blanchiment impose de documenter l’origine de chaque euro d’un achat immobilier : acte de vente du bien qui finance l’achat, relevés d’épargne, acte de donation, offre de prêt. La banque espagnole et le notaire les demanderont. C’est le document qui retarde le plus souvent les dossiers ; nous le constituons avec vous dès la signature du contrat d’arras.
Le jour de l’acte
Les fonds doivent être disponibles et vérifiés sur le compte espagnol plusieurs jours ouvrés avant la signature, le temps que la banque émette le chèque ou prépare le virement. Une semaine de marge n’est pas de la prudence excessive : c’est la norme.
Un circuit financier préparé, c’est un jour de signature où l’on ne parle que des clés.