Faut-il acheter neuf ou ancien en Espagne ? La question a une dimension fiscale que la France ne connaît pas sous cette forme : les deux catégories relèvent d’impôts différents, et la réponse dépend de la région.
La mécanique
Un bien vendu pour la première fois par son promoteur est soumis à l’IVA (la TVA espagnole) au taux réduit de 10 % pour le logement, auquel s’ajoute l’AJD (Actos Jurídicos Documentados), un droit de timbre régional généralement compris entre 1,2 et 1,5 %. Total : environ 11,2 à 11,5 %. Aux Canaries, l’IVA est remplacée par l’IGIC à 7 %.
Un bien de seconde main est soumis à l’ITP, fixé par la région : 7 % en Andalousie, 8 % en Murcie, 10 % à Valence, progressif aux Baléares.
Le verdict par région
- Andalousie et Murcie : l’ancien est nettement moins taxé (7 ou 8 % contre 11,2 %). Sur 350 000 €, l’écart approche 15 000 €.
- Communauté valencienne : presque à égalité (10 % contre 11,5 %) ; le choix se fait sur le bien, pas sur l’impôt.
- Baléares : selon le prix ; sous 400 000 €, l’ancien reste avantagé.
Les autres termes de l’équation
Le neuf offre des garanties constructeur, une performance énergétique moderne, des charges de copropriété d’immeuble récent et zéro travaux. L’ancien offre les emplacements historiques, le caractère, et une marge de négociation généralement supérieure. Et l’achat sur plan a ses propres règles de sécurité (voir notre guide dédié).
Raisonnez toujours en coût total, impôt et travaux inclus. Un bien ancien à 7 % avec 30 000 € de rénovation n’est pas forcément moins cher que le neuf d’à côté.